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Violences conjugales, de quoi parle-t-on ?
Les violences conjugales sont l'ensemble des comportements abusifs, intimidants et contrôlants exercés par l'un des partenaires au sein d'une relation.
Ces comportements, isolés ou combinés, sont souvent progressifs dans leur fréquence et leur gravité.
Les violences ne se limitent pas aux coups
Les violences conjugales peuvent se manifester sous différentes formes.
Les cycles de violences sont souvent suivis de périodes de réconciliation, rendant difficile pour la victime de reconnaître la situation ou même d'en parler.
Formes de violences
Exemples de comportements
Verbales
injures, cris, menaces
Physiques
Psychologiques
bousculades, coups, séquestration
humiliations, chantage, interdictions
Sexuelles
attouchements, pratiques imposées, viols
Matérielles
briser ou lancer des objets
Economiques
contrôle des finances, confiscation de moyens de paiement
Confiscation de documents
carte d'identité, carte vitale, passeport
Cyberviolences
surveillance constante de la localisation, injures par sms
Je pense être témoin de violences
L'effet de spectateur

Souvent, confrontés à une situation ou une scène de violence, les témoins n'interviennent pas pour aider la victime. Le phénomène de spectateur repose sur l'idée que plus il y a de témoins d'une situation de violence, moins il y a de chances que quelqu'un intervienne. La diffusion de responsabilité, où chaque témoin attend que quelqu'un d'autre prenne les choses en main, crée une paralysie collective.
En plus de cet effet du spectateur et outre la peur des représailles ou pour leur propre sécurité, les témoins sont souvent frappés de doute face à la situation. Est-ce réellement une agression ? Dois-je m'en mêler ?
Alors, en cas de doute face à une situation de violence, il vaut mieux agir par précaution et prévenir les services compétents, même pour rien, plutôt que de rester inactif et laisser un drame se produire.
Je veux agir, que faire ?
Analysez la situation :
- en cas de danger immédiat pour la victime, contactez le 17.
- si vous avez un doute vis-à-vis de la situation, contactez les forces de l'ordres ou les services d'aides aux victimes ou d'aide aux auteurs.
Protection de la loi
La loi veille à ce que les témoins puissent apporter leur aide sans craindre de conséquences négatives.
Dans les affaires de violences conjugales, le témoin peut bénéficier d'une protection de son anonymat.
De même, les services de police et de gendarmerie sont tenus de garantir que les informations recueillies soient traitées de manière confidentielle.
Dans le doute, appelez
Focus sur les cyberviolences
De quoi parle-t-on ?
Les cyberviolences désignent toute utilisation malveillante des outils numériques ou nouvelles technologies. Dans le cas des cyberviolences conjugales, le conjoint ou l’ex-conjoint utilise ces outils pour surveiller, contrôler, humilier, diffamer ou encore menacer son partenaire ou ex-partenaire.
Ces violences particulières sont apparues entre les années 2000 et 2010 avec l’expansion des technologies et d’Internet.
Elles sont aujourd’hui prises en compte légalement et apparaissent dans le code pénal : en 2014, un texte de loi crée l'infraction de cyberharcèlement et en 2016, le “revenge porn” (contenu sexuellement explicite partagé publiquement en ligne sans le consentement de la victime) est défini dans le code.
La cyberviolence se traduit sous divers aspects :
Ce n’est pas parce que la violence se cache derrière un écran qu’elle blesse moins. Harceler, menacer, contrôler par messages, géolocaliser ou surveiller numériquement, c’est exercer une domination bien réelle. Et comme toute forme de violence, cela est sanctionné par la loi et n’a pas sa place dans une relation saine.
cybercontrôle → vérification des déplacements et relations sociales de la victime
cyberharcèlement → intrusion malveillante et disproportionnée dans le quotidien de la victime via appels, sms ou communications sur les réseaux sociaux.
cybersurveillance → contrôle permanent des agissements de la victime via logiciel espion ou en ayant imposé à la victime de divulguer ses identifiants et mots de passe
cyberviolence sexuelle → utilisation de moyens technologiques pour prendre en photo ou filmer la victime, mais aussi divulguer des images sexuellement explicites en ligne sans le consentement de la victime.
On peut aussi mentionner la cyberviolence économique ou administrative ainsi que la cyberviolence par l’intermédiaire des enfants.
