
Je pense avoir besoin d'aide
Prendre conscience, avancer ensemble
Bienvenue sur le site du Centre de Prise en Charge des Auteurs de violences conjugales.
Si vous êtes ici, vous avez peut-être pris conscience de vos comportements et souhaitez changer.
Notre objectif est de vous offrir un espace de soutien, d'écoute et de solutions pour vous permettre de surmonter vos difficultés et d'évoluer vers des relations plus saines et respectueuses.
Nous savons que le chemin du changement est complexe, mais il est possible. Prendre la décision de chercher de l'aide est déjà un premier pas considérable dans la bonne direction.
Pour vous accompagner sur cette voie, nous mettons à dispositions ressources, outils et professionnels.
Vous n'êtes pas seuls, nous pouvons vous aider.
Que votre démarche soit volontaire ou que vous ayez été orientés, les modalités de prise en charge sont identiques.

Zone jaune-orange ? Commencez à être vigilant, le terrain pourrait être propice au développement de violences.
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Coordination
Comprendre les conséquences des violences conjugales ...
... sur vous
Pendant longtemps, les violences conjugales ont été banalisées, apparaissant comme un problème d'ordre privé ou familial qui ne concernait que le couple.
Cette perception a permis aux violences de perdurer, dans le secret de l'intimité.
Aujourd'hui, il faut prendre conscience de la réelle gravité de ces violences et des conséquences qu'elles peuvent avoir sur les victimes et sur vous.
Les coups n'en sont pas la seule forme, et qu'elles soient verbales, physiques, psychologiques, sexuelles et/ou économiques, aucune sorte de violence n'est acceptable.
Se responsabiliser, c'est prendre conscience de ses propres comportements, des souffrances qu'ils infligent aux autres, mais aussi de s'engager dans le processus du changement.

Sans aide, vous risquez des répercussions tant sur le plan personnel que social.
Les comportements violents vous exposent à une détérioration du bien-être psychologique, et vous rend plus vulnérable, notamment face à l'anxiété et la dépression.
D'un point de vue social, et comme en témoignent certains auteurs, vous pourriez vous retrouver isolés, rejetés par votre entourage, perdre votre conjoint.e, la garde de vos enfants, votre emploi...
Parce que les violences ne se résument pas à vos simples actes, mais affectent votre vie et vos relations à long terme. Faites vous aider.
... au niveau légal
Violences ayant entraîné une ITT inférieure ou égale à 8 jours
3 à 7 ans d'emprisonnement et 45000 à 100000 euros d'amende
Violences ayant entraîné une ITT de plus de 8 jours
3 à 10 ans d'emprisonnement et 45000 à 150000 euros d'amende
Harcèlement moral
3 ans d'emprisonnement et 45000 euros d'amende
Menaces de mort
3 ans d'emprisonnement et 45000 euros d'amende
Agression sexuelle
5 à 10 ans d'emprisonnement et 75000 à 150000euros d'amende
Viol
Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner
Meurtre
15 à 20 ans de réclusion criminelle
15 ans de réclusion criminelle
30 ans de réclusion criminelle
... sur votre conjoint.e
La prise de responsabilité étant essentielle pour créer un environnement sain pour votre famille et vous, il faut réaliser l'ampleur de l'impact de vos actes sur vos proches, et en premier lieu votre conjoint.e.
Car en leur infligeant des violences verbales, physiques ou psychologiques, vous détruisez progressivement leur confiance, leur bien-être, leur dignité. Vous créer un climat de peur et de souffrance.
Votre violence expose votre partenaire à :
-
des douleurs chroniques
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des troubles musculaires
-
une fatigue intense
-
des atteintes neurologiques, ORL, oculaires
-
des pathologies obstétricales (accouchement prématuré, hypotrophie fœtale)
mais aussi à :
-
des états dépressifs
-
des troubles anxieux
-
des états de stress post-traumatique
-
des troubles de l'estime de soi, de honte et de culpabilité
-
des addictions
-
des risques élevés de suicide
Cette liste de risques n'étant pas exhaustive, si vous aimez votre partenaire, respectez-le.la. Aimer c'est protéger, et non détruire.

... et sur vos enfants
Un cliché persistant et profondément mensonger est celui selon lequel les enfants, surtout les plus jeunes, ne sont pas impactés par vos actes et ne se souviendront de rien dans tous les cas.
Cette conception ne pourrait pas être plus fausse. Il est crucial de comprendre que les violences affectent profondément vos enfants, qu'ils soient témoins directs ou indirects.
L'exposition à de telles scènes de brutalité marque leur développement à long terme. Parmi les expériences les plus traumatisantes pour les enfants, on retrouve (aux côtés des catastrophes naturelles et des attaques terroristes) la violence domestique, en particulier venant d'un parent.
Même si vous n'avez jamais levé la main sur votre enfant, vous créez chez lui un profond traumatisme en étant violent avec votre partenaire. En fait, vous menacez ou blessez l'une de ses figures référentes, ce qui le rend susceptible de développer, entre autres :
-
un retrait social
-
une perte de compétences
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des troubles du sommeil
-
une hypervigilance
-
des réactions de sursaut
-
un comportement agressif

Libérez votre parole
Libérer votre parole, dans un cadre thérapeutique, judiciaire ou social, est un des progrès les plus déterminants dans la prise de conscience et la transformation.
Pour les hommes, il s'agit de déconstruire les schémas de domination et de contrôle appris au sein de notre société patriarcale.
Depuis l'enfance, vous êtes souvent conditionnés à ne pas exprimer vos émotions, à percevoir la vulnérabilité comme une faiblesse et à privilégier des comportements qui excluent la fragilité.
La peur d'être jugé, perçu comme un "homme faible", vous empêche de demander de l'aide. Vous accumulez les tensions, les frustrations et les rancœurs, ce qui vous conduit à une mauvaise gestion du stress, de la colère et des conflits. Il est impossible d'enterrer ces ressentis indéfiniment, alors vous adoptez des comportements abusifs.
Pour les femmes, il est temps de lever le tabou lié à la violence qu'elles peuvent infliger. Il s'agit d'un sujet souvent sous-estimé et négligé dans le débat public.
Quand vous êtes une femme auteure de violences, la stigmatisation est très particulière puisque vos actes sont souvent perçus comme moins graves, pas aussi sérieux ou légitimes que ceux des hommes.
De la même façon, en raison des attentes sociales qui veulent vous percevoir comme "douces et bienveillantes" vous pourriez éprouver honte, culpabilité ou confusion. Cela rend votre travail de responsabilisation et de prise de conscience difficile.
Mais tout le monde mérite de pouvoir parler et d'être entendu, alors ne restez pas silencieux.
